Les enseignements de Saint Louis à ses enfants

Saint Louis, 1214-1270

Testament de saint Louis (1214-1270) à son fils Philippe (1245-1285, qui deviendra Philippe III le Hardi).

Cher fils, je t’enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir.

Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire et qui sont en ton pouvoir, et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver, et qu’avant de faire un péché mortel avec connaissance, que tu souffrirais que l’on te coupât les jambes et les bras et que l’on t’enlevât la vie par le plus cruel martyre.

Si Notre Seigneur t’envoie persécution, maladie ou autre souffrance, tu dois la supporter débonnairement, et tu dois l’en remercier et lui savoir bon gré, car il faut comprendre qu’il l’a fait pour ton bien. De plus, tu dois penser que tu as mérité ceci (et encore plus s’il le voulait) parce que tu l’as peu aimé et peu servi, et parce que tu as fait beaucoup de choses contre sa volonté.

Si Notre Seigneur t’envoie prospérité, santé du corps ou autre chose, tu dois l’en remercier humblement, et puis prendre garde qu’à cause de cela il ne t’arrive pas de malheur causé par orgueil ou par une autre faute, car c’est un très grand péché de guerroyer Notre Seigneur de ses dons.

Cher fils, je t’enseigne que tu entendes volontiers le service de la sainte Église, et quand tu seras à l’église, garde-toi de perdre ton temps et de parler vaines paroles. Dis tes oraisons avec recueillement ou par bouche ou de pensée, et spécialement sois plus recueilli et plus attentif à l’oraison pendant que le corps de Notre Seigneur jésus Christ sera présent à la messe, et puis aussi pendant un petit moment avant.

Cher fils, je t’enseigne que tu aies le coeur compatissant envers les pauvres et envers tous ceux que tu considéreras comme souffrants ou de coeur ou de corps ; et selon ton pouvoir soulage-les volontiers ou de soutien moral ou d’aumônes.

Prends garde que tu sois si bon en toutes choses qu’il soit évident que tu reconnaisses les générosités et les honneurs que Notre Seigneur t’a faits de sorte que, s’il plaisait à Notre Seigneur que tu aies l’honneur de gouverner le royaume, tu sois digne de recevoir l’onction avec laquelle les rois de France sont sacrés.

Cher fils, s’il advient que tu deviennes roi, prends soin d’avoir les qualités qui appartiennent aux rois, c’est-à-dire que tu sois si juste que, quoi qu’il arrive, tu ne t’écartes de la justice. Et s’il advient qu’il y ait querelle entre un pauvre et un riche, soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu’à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice.

Sois bien diligent de protéger dans tes domaines toutes sortes de gens, surtout les gens de la sainte Église ; défends qu’on ne leur fasse tort ni violence en leurs personnes ou en leurs biens.

Cher fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévoué à l’Église de Rome et à notre saint-père le Pape, et lui portes respect et honneur comme tu le dois à ton père spirituel.

Mets grande peine à ce que les péchés soient supprimés en ta terre, c’est-à-dire les vilains serments et toute chose qui se fait ou se dit contre Dieu ou Notre-Dame ou les saints : péchés de corps, jeux de dés, tavernes ou autres péchés. Fais abattre tout ceci en ta terre sagement et en bonne manière.

Cher fils, je te donne toute la bénédiction qu’un père peut et doit donner à son fils, et je prie Notre Seigneur Dieu en Jésus-Christ que, par grande miséricorde et par les prières et par les mérites de sa bienheureuse Mère, la Vierge Marie, et des anges et des archanges, de tous les saints et de toutes les saintes, il te garde et te défende que tu ne fasses chose qui soit contre sa volonté, et qu’il te donne grâce de faire sa volonté afin qu’il soit servi et honoré par toi ; et puisse-t-il accorder à toi et à moi, par sa grande générosité, qu’après cette mortelle vie nous puissions venir à lui pour la vie éternelle afin de le voir, aimer et louer sans fin. 

Amen.

Mort de Saint Louis, anonyme français.

Enseignement de Saint Louis à sa fille Isabelle (1247-1271, qui deviendra par mariage Reine d’Aragon).

Louis, par la grâce de Dieu roi de France, à sa chère et bien-aimée fille Isabelle, reine de Navarre, salut et amitié de père.

Chère fille, comme je crois qu’à cause de l’amour que vous avez de moi, vous retenez plus volontiers de moi que vous ne feriez de plusieurs autres, j’ai pensé vous faire quelques enseignements écrits de ma main.

Chère fille, je vous enseigne que vous aimiez Notre-Seigneur de tout votre cœur et de tout votre pouvoir ; car, sans cela, nul ne peut acquérir quelque mérite ; et nulle autre chose ne peut être aimée à aussi bon droit ni si profitablement. Notre-Seigneur, c’est le Seigneur à qui toute créature peut dire :  Sire, vous êtes mon Dieu ; vous n’avez besoin de nulle de mes bonnes actions. C’est le Seigneur qui envoya son Fils sur la terre et le livra à la mort pour nous délivrer de la mort d’enfer.

Chère fille, si vous l’aimez, le profit en sera vôtre. La créature est moult dévoyée qui met l’amour de son cœur ailleurs qu’en lui ou sous lui.

Chère fille, la mesure de l’amour que nous devons avoir pour lui c’est d’aimer sans mesure. Il a bien mérité que nous l’aimions, car il nous aima le premier. Je voudrais que vous sussiez bien penser aux œuvres que le benoît Fils de Dieu a faites pour notre rédemption.

Chère fille, ayez grand désir de lui plaire le plus possible ; et mettez grand soin à éviter toutes les choses que vous croirez lui devoir déplaire ; spécialement vous devez avoir la volonté de ne faire péché mortel pour rien qui puisse advenir, et de vous laisser couper ou arracher les membres et enlever la vie par cruel martyre plutôt que de faire un péché mortel volontairement.

Chère fille, accoutumez-vous à vous confesser souvent, et choisissez toujours des confesseurs qui soient de sainte vie et suffisamment lettrés, par qui vous soyez enseignée et endoctrinée des choses que vous devez éviter et des choses que vous devez faire ; et faites que votre confesseur et vos autres amis vous osent enseigner et reprendre.

Chère fille, écoutez volontiers le service de la sainte Eglise ; et quand vous serez à l’église, gardez-vous de muser et de dire vaines paroles. Dites vos oraisons en paix, de bouche ou de pensée ; et spécialement, au moment où le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ sera présent à la messe, et même un peu à l’avance, soyez plus en paix et plus attentive à l’oraison.

Chère fille, écoutez volontiers parler de Notre-Seigneur dans les sermons et dans les causeries privées ; toutefois évitez les conversations particulières, excepté celles des personnes bien choisies en bonté et en sainteté. Appliquez-vous volontiers à gagner les indulgences.

Chère fille, si vous avez aucune tribulation de maladie ou d’autre chose, à quoi vous ne puissiez bonnement pourvoir, souffrez cela débonnairement ; remerciez-en Notre-Seigneur et sachez-lui-en bon gré ; car vous devez croire que vous l’avez mérité et plus encore s’il voulait, parce que vous l’avez peu aimé et peu servi, et que vous avez fait maintes choses contre sa volonté. Si vous avez aucune prospérité de santé ou autre, remerciez-en Notre-Seigneur humblement ; et sachez-lui-en bon gré ; et prenez bien garde d’en devenir plus mauvaise par orgueil ou par quelque autre vice ; car c’est moult grand péché de guerroyez contre Notre-Seigneur avec ses dons ; si vous avez aucun malaise de cœur ou d’autre chose, dites-le à votre confesseur ou, si c’est chose dont vous puissiez parler, à quelque autre personne que vous pensiez être loyale et bien discrète ; et ainsi vous porterez votre peine plus en paix.

Chère fille, ayez le cœur piteux envers toutes gens que vous apprendrez être dans la souffrance de cœur ou de corps, et secourez-les volontiers de conseil ou d’aumône selon ce que vous pourrez faire, en bonne manière.

Chère fille, aimez toutes bonnes gens, de religion ou du siècle, par qui vous saurez que Notre-Seigneur est honoré et servi. Aimez et secourez les pauvres, et spécialement ceux qui, pour l’amour de Notre-Seigneur, se sont mis en pauvreté.

Chère fille, faites, autant que vous le pourrez, que les femmes et les autres suivantes qui conversent avec vous plus particulièrement et plus secrètement soient de bonne vie et de sainteté. Et évitez, autant que vous le pourrez, toutes personnes de mauvaise renommée.

Chère fille, obéissez humblement à votre mari, et à votre père et à votre mère dans les choses qui sont selon Dieu. Faites-le volontiers pour l’amour que vous leur portez, et plus encore pour l’amour de Notre-Seigneur qui l’a ainsi ordonné, et agissez envers chacun d’eux ainsi qu’il est convenable.

Chère fille, appliquez-vous à être si parfaite que ceux qui entendront parler de vous et vous verront en puissent prendre bon exemple. Il me semble qu’il est bon que vous n’ayez pas trop grande abondance de robes à la fois, ni de joyaux, eu égard pourtant à l’état que vous occupez ; mais, au contraire, il me semble mieux que vous fassiez des aumônes, au moins avec le superflu, et que vous ne mettiez pas trop grand temps ni trop grande étude à vous parer et à vous orner. Et gardez-vous d’excès dans votre parure ; et soyez toujours plutôt disposée à en faire trop peu qu’à en faire trop.

Chère fille, ayez en vous un désir qui jamais ne vous quitte, celui de plaire le plus possible à Notre-Seigneur, et mettez votre cœur dans la disposition, si vous étiez certaine de n’être jamais récompensée de vos bonnes actions, ni punies de vos fautes, de n’en éviter pas moins toute action qui puisse déplaire à Notre-Seigneur, et de ne chercher pas moins à faire les choses qui lui plairaient, autant que possible, purement pour l’amour de lui.

Chère fille, recherchez volontiers les prières des bonnes gens et me réunissez à vous dans ces demandes de prières. Et s’il arrive qu’il plaise à Notre-Seigneur que je quitte cette vie avant vous, je vous prie de me procurer messes et prières, et autres bienfaits pour mon âme.

Je vous recommande que nul ne voie cet écrit sans ma permission, excepté votre frère.

Que Notre-Seigneur vous fasse bonne en toutes choses autant que je le désire, et plus encore que je ne saurais le désirer.

Amen

Statue de Saint Louis devant la Collégiale Notre-Dame de Poissy (78), lieu du baptême de saint Louis, en 1214.

Les Sacres des rois de France

Rémy de Bourbon Parme, Georges Bernage, Alexandre Loire, Ed. Heimdal, 1998.

Ce livre au tirage plutôt confidentiel, présente les sacres des rois de France. Leur histoire, les lieux, la cérémonie et toute la symbolique.

Le sacre des rois de France est plus qu’une cérémonie qui devint fastueuse au cours des siècles. Il est empreint d’une signification qui va au delà des apparences.

Du Baptême de Clovis au sacre de Charles X, les monarques français ont construit notre pays. Ce livre fait mieux connaitre non seulement le déroulement du sacre, mais surtout en explique la signification profonde pour mieux comprendre l’enracinement des générations qui se sont succédées au pouvoir.

De Saint-Denis à Saint-Remi et Reims, les rois ont suivi la route qui les menait au sacre. Sur leurs pas, on découvre ainsi les beautés et les secrets des lieux, les instruments du sacre et leur symbolique. Tout au long des siècles quelques personnages, religieux et laïcs ont marqué par leur action quatorze siècles d’histoire. Il faut savoir comment est née et s’est développée la France, car celui qui ne connait pas le passé, n’a pas doit au futur.

Premières annonces du Grand Monarque

Des débuts jusqu’au XVe siècle.

Trône de France, vide.

Prophétie Emilienne selon ce qu’en rapporte le Père Marie-Antoine Clergue, le Saint Capucin de Toulouse. Il présente cette prophétie comme ayant été découverte dans les catacombes romaines.

« Quand vous verrez, dit la prophétie Emilienne, le premier bœuf mugir, commencera le chancellement de l’Eglise.
Quand vous verrez l’aigle se liguer avec le serpent, commencera la persécution.
Quand vous entendrez le second bœuf mugir, alors très grande sera la tribulation de l’Eglise.

C’est à l’encontre du second bœuf et à (la) rencontre du serpent qu’arrivera d’Occident le Roi de grand renom qui doit détruire l’empire des Turcs. En ce temps-là, malheur à l’Italie ; trois armées fondront sur elle : l’une venant de l’Orient, l’autre du Nord, l’autre de l’Occident. Il y aura une telle effusion de sang, que l’Italie n’en aura jamais vu de pareille depuis le commencement du monde. Le Pontife sera ramené par le Grand Monarque. Toutes les vertus refleuriront dans l’Eglise de Dieu, surtout dans le sacerdoce… »

Bataille de Poitiers, tableau de Charles de Steuben (1837)

SAINT CÉSAIRE, Archevêque d’Arles, au VIe siècle (470-542) :

Qui annonça les croisades, la mort d’Henri IV, Louis XIV, la révolution de 1789, Napoléon, les révolutions du XIXe siècle et les guerres mondiales, précise pour le Jour de Yahwé.

« Le fer et le feu enserrent la Babylone de la Gaule, qui tombe dans un grand incendie, noyée dans le sang. Puis la seconde ville du Royaume et encore une troisième sont détruites.

Alors brille l’éclair de la miséricorde divine, car la justice suprême arrive, le noble exilé, le donné de Dieu. Il monte sur le trône de ses pères, d’où la malice des hommes dépravés l’avait chassé. Il recouvre la couronne de lys refleuris. Par son courage invincible, il détruit tous les fils de Brutus, dont la mémoire sera à jamais anéantis. Après avoir posé son siège dans la ville pontificale (sans doute Avignon) le Roi relèvera la tiare royale sur la tête d’un Saint Pontife abreuvé par l’amertume des tribulations, qui obligera le clergé à vivre selon la discipline des âges apostoliques. Tous deux unis de cœur et d’âme, ils feront triompher la réformation du monde. Ô ! Très douce paix ! Vos fruits se développeront jusqu’à la fin des siècles. »

Entrevue de Saint Louis, roi de France, et du pape Innocent IV, a Lyon, en 1248, Louis Jean François Lagrenée

SAINT CATALDE, Evêque de Tarente (Italie), mort en 685. Cité dans le Mirabilis Liber, 1524.

Saint Catalde fut vite renommé pour ses miracles. On attribue au Saint une prophétie singulière touchant la destruction du royaume de Naples. Il est vénéré à Tarente et à Palerme. On le fête le 10 Mai.

« Un roi sortira de l’extraction et tige du lys très illustre, ayant le front élevé, les sourcils hauts, les yeux longs et le nez aquilin.

Il rassemblera de grandes armées, chassera les tyrans de son royaume, qui fuiront devant sa face pour se cacher dans les montagnes et les cavernes ; car tout aussi que l’épouse est jointe à son époux, la justice sera associée avec lui.

Il aura guerre avec les Chrétiens (hérétiques) jusqu’à l’an quarante de son âge et subjuguera les Anglais et autres insulaires ; les rois chrétiens lui rendront hommage.

Après quoi, il passera la mer avec des armées très nombreuses, entrera dans la Grèce et sera nommé Roi des Grecs. Il subjuguera ensuite les Colchiens, Chypriens, Turcs et Barbares.

Il fera un édit que quiconque n’adorera le Crucifié sera mis à mort.

Il n’y aura roi qui puisse lui résister, d’autant que le bras du Seigneur sera avec lui et aura domination sur toute la terre. Cela fait, il donnera repos aux Chrétiens et à son peuple.

Puis, entrant à Jérusalem et étant sur le mont des oliviers, il y fera ses prières à Dieu. Et, après avoir mis bas sa couronne royale et rendu grâce à Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, il expirera avec des tremblements de terre et autres signes admirables. »


HEMERIC ADSON dit ADSON DE MONTIER-EN-DER, abbé français, né vers 920 et mort sur le chemin d’un pèlerinage à Jérusalem en 992 :

Il est l’un des plus illustres écrivains européens du Xe siècle. Il a écrit une biographie sur l’Antéchrist intitulée De nativitate et obitu Antichristi et l’épître Libellus de ortu et tempore antechrist ou « Traité de l’antéchrist » rédigé en 954 à la demande de Gerberge de Saxe, veuve de Louis IV dit Louis d’Outremer (appelé ainsi parce qu’il régnait en Angleterre, 936-954).

« Certains de nos docteurs disent qu’un Roi des Francs tiendra l’Empire Romain dans son intégrité, lequel marquera une nouvelle époque et il sera lui-même, de tous les rois, le plus grand et le dernier. Après avoir gouverné dans la prospérité, il se rendra à Jérusalem et déposera sur le Mont-des-Oliviers le sceptre et la couronne. Cela sonnera la fin et la consommation de l’Empire des Romains et des Chrétiens. Sur le champ, on dit que l’Antéchrist arrivera. »

Dans le Mirabilis Liber, cette prophétie a été faussement attribuée à Saint Augustin, évêque d’Hippone.

Empire romain

SAINT ANGE, martyr Carme en 1125,

ayant demandé à Notre Seigneur quand Jérusalem serait délivrée des Musulmans reçoit cette réponse :

« Lorsque mon peuple se repentira, qu’il comprendra mes voies et qu’il acceptera et conservera la justice, alors enfin viendra l’homme qui le délivrera, qui apportera la paix parmi les peuples, et qui sera la consolation des justes. Car il s’élèvera enfin un Roi du peuple et de la race antique des Francs : il excellera dans le service de Dieu (d’une insigne piété envers Dieu et dévoué à la foi orthodoxe).

Il sera honoré par les rois et princes chrétiens qui professeront la vrai foi ; il sera aimé d’eux et sa puissance s’étendra au loin sur terre et sur mer.

Il viendra en aide aux affaires de l’Eglise presque détruites (à cause du schisme qui suivra la fuite et la mort du Pape et le conclave qui s’en suivra, Marquis de La Franquerie). Après que les chrétiens seront privés de toute terreur (délivrés de toute erreur) et que l’Eglise aura été amenée à l’état désiré par les fidèles, ce roi, uni au souverain Pontife, enverra des armées suivies par un grand nombre de volontaires s’élançant au combat pour l’amour de mon nom ; et la multitude de ceux qui tomberont pour mon nom, dans le combat, recevra, par l’efficacité de la croix, la récompense, et montera glorieusement au ciel (autre traduction : et l’amour de la Croix qui les transportera leur obtiendra des trophées dont l’éclat s’élèvera jusqu’au ciel).

Le Monarque équipant bientôt une flotte, passera les mers, et rendra à l’Eglise les contrées perdues. Il délivrera Jérusalem. »

Extrait des écrits de Saint Ange. Dernier mot des prophéties, par Adrien Peladan, 1880.

SAINT FRANÇOIS DE PAULE, au XVe siècle (1416-1507) :

Confesseur de Louis XI, mort au couvent de Plessis les Tours. Il écrit au roi :

« De votre postérité, il sortira un rejeton qui sera comme le soleil entre les astres. Dans tout l’univers, il n’y aura plus qu’un grand Pontife et qu’un Grand Roi. L’Empire du Roi durera jusqu’à la fin des temps. Il n’y aura plus alors que douze Rois, un Empereur et un Pape, et un petit nombre de princes, et tous seront des saints.

Le roi sera le grand fondateur d’un nouvel ordre religieux, différent de tous les autres et qui se subdivisera en trois : la chevalerie militaire, les religieux prêtres et les hospitaliers, rendra le plus de services à l’Eglise, en même temps qu’il sera le dernier de tous.

Avec son secours, ce roi détruira complètement la secte de Mahomet, extirpera toutes les hérésies, fera cesser toutes les tyrannies et obtiendra la principauté sur l’univers. De telle sorte qu’il n’y aura plus qu’un troupeau et un pasteur et que le monde entier sera ramené aux saintes mœurs ! »

Le Christ Roi de l’Univers

Roi des Nations et Vrai Roi de France.

Le Christ Roi sur son trône céleste.

QUELQUES TEXTES.

Livre de Daniel 7, 13 Je contemplais, dans les visions de la nuit : Voici, venant sur les nuées du ciel, comme un Fils d’homme. Il s’avança jusqu’à l’Ancien et fut conduit en sa présence. 14 A lui fut conféré empire, honneur et royaume, et tous peuples, nations et langues le servirent. Son empire est un empire éternel qui ne passera point, et son royaume ne sera point détruit.

Livre d’Ezéchiel 34, 11 Car ainsi parle le Seigneur Yahvé : Voici que j’aurai soin moi-même de mon troupeau et je m’en occuperai. 12 Comme un pasteur s’occupe de son troupeau, quand il est au milieu de ses brebis éparpillées, je m’occuperai de mes brebis. Je les retirerai de tous les lieux où elles furent dispersées, au jour de nuées et de ténèbres. 15 C’est moi qui ferai paître mes brebis et c’est moi qui les ferai reposer, oracle du Seigneur Yahvé. 16 Je chercherai celle qui est perdue, je ramènerai celle qui est égarée, je fortifierai celle qui est malade. Celle qui est grasse et bien portante, je veillerai sur elle. Je les ferai paître avec justice. 17 Quant à vous, mes brebis, ainsi parle le Seigneur Yahvé. Voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre béliers et boucs.

Parabole de la séparation des brebis et des boucs.

Epître aux Colossiens 1, 12 Vous remercierez le Père qui vous a mis en mesure de partager le sort des saints dans la lumière. 13 Il nous a en effet arrachés à l’empire des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé, 14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés. 15 Il est l’image du Dieu invisible, Premier-Né de toute créature, 16 car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, Trônes, Seigneuries, Principautés, Puissances ; tout a été créé par lui et pour lui. 17 Il est avant toute chose et tout subsiste en lui. 18 Et il est aussi la tête du Corps, c’est-à-dire l’Eglise : Il est le Principe, Premier-né d’entre les morts (il fallait qu’il obtînt en tout la primauté), 19 car Dieu s’est plu à faire habiter en lui toute la Plénitude 20 et par lui à réconcilier tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.


Evangile selon St Matthieu 25, 31 Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges, alors il prendra place sur son trône de gloire. 32 Devant lui seront rassemblées toutes les nations, et il séparera les gens les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs. 33 Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. 

34 Alors le Roi dira à ceux de droite : Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. 35 Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, 36 nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. 37 Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, 38 étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir, 39 malade ou prisonnier et de venir te voir ? 40 Et le Roi leur fera cette réponse : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. 

41 Alors il dira encore à ceux de gauche : Allez loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges. 42 Car j’ai eu faim et vous ne m’avez pas donné à manger, j’ai eu soif et vous ne m’avez pas donné à boire, 43 j’étais un étranger et vous ne m’avez pas accueilli, nu et vous ne m’avez pas vêtu, malade et prisonnier et vous ne m’avez pas visité. 44 Alors ceux-ci lui demanderont à leur tour : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé ou assoiffé, étranger ou nu, malade ou prisonnier, et de ne te point secourir ? 45 Alors il leur répondra : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait. 46 Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à une vie éternelle. » 

Evangile selon St Jean 18, 33 Alors Pilate entra de nouveau dans le prétoire ; il appela Jésus et dit : «  Tu es le roi des Juifs ? » 34 Jésus répondit : «  Dis-tu cela de toi-même ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? » 35 Pilate répondit : «  Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi. Qu’as- tu fait ? » 36 Jésus répondit : «  Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici. » 37 Pilate lui dit : «  Donc tu es roi ? » Jésus répondit : «  Tu le dis : je suis roi. Je ne suis né, et je ne suis venu dans le monde, que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. » 

La bonté de Jésus qui sauve la brebis perdue.

Livre de l’Apocalypse 1, 5 par Jésus Christ, le témoin fidèle, le Premier-né d’entre les morts, le Prince des rois de la terre. Il nous aime et nous a lavés de nos péchés par son sang, 6 il a fait de nous une Royauté de Prêtres, pour son Dieu et Père : à lui donc la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen. 7 Voici, il vient avec les nuées ; chacun le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et sur lui se lamenteront toutes les races de la terre. Oui, Amen ! 8 Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, « Il est, Il était et Il vient », le Maître-de-tout.

Le monument au comte de Chambord

Le monument au comte de Chambord est une sculpture monumentale érigée à Sainte-Anne-d’Auray, dans le Morbihan. Élevé en 1891, il est dédié à la mémoire d’Henri d’Artois, prétendant à la couronne de France. Le monument est situé juste en face de la basilique Sainte-Anne d’Auray, à environ 700 mètres à l’ouest de celle-ci, dans une perspective remarquable mais peu soulignée.

Henri d’Artois,
29 septembre 1820 – 24 août 1883

Henri d’Artois, petit-fils de France, duc de Bordeaux, est un prince de la famille royale de France, chef de la maison capétienne de Bourbon, plus connu sous son titre de courtoisie de comte de Chambord, né le 29 septembre 1820 au palais des Tuileries à Paris, et mort le 24 août 1883 au château de Frohsdorf à Lanzenkirchen en Autriche. Petit-fils du roi Charles X, chef et dernier représentant de la branche aînée et française de la maison de Bourbon, il est prétendant à la Couronne de France de 1844 à sa mort sous le nom d’Henri V. Il est le dernier descendant légitime en ligne masculine de Louis XV et de Marie Leszczyńska. Sa mort sans enfant en 1883 marque l’extinction de la branche Artois de la maison capétienne de Bourbon et le début d’une querelle (toujours d’actualité) entre les maisons de Bourbon d’Espagne et d’Orléans pour savoir laquelle a le plus de légitimité à la Couronne de France.


Maximin Giraud, le berger de la Salette avait reçu ordre de la Sainte Vierge de révéler la survivance de Louis XVII et de sa descendance au comte de Chambord. Il se rendit donc à Frohsdorf.

À ce moment, le secrétaire du Prince était le comte de Vanssay qui a rédigé pour sa famille le compte rendu de l’entretien : « je vis que le comte de Chambord était ému et parla longuement et avec beaucoup de bonté au jeune voyant. Quand Maximin quitta la pièce, tout ému, le Prince se tourna verts moi » : « Maintenant j’ai la certitude que mon cousin Louis XVII existe. Je ne monterai donc pas sur le trône de France. Mais Dieu veut que nous gardions le secret. C’est Lui seul qui se réserve de rétablir la royauté. »

Et le comte de Vanssay ajoute pour ses neveux et petits neveux : « surtout qu’ils gardent l’espérance qu’un jour Dieu ramènera sur le trône de France le descendant du Lys a la tête coupée et que notre chère Patrie, redevenue la fille aînée de l’Eglise, retrouvera sa grandeur et sa gloire. » (extrait du livre : Le Saint Pape et Le Grand Monarque, Marquis de La Franquerie, p.29)


Lors de la tentative de Restauration d’Henri V, un pèlerinage est organisé par les royalistes bretons et de l’Ouest de la France à Sainte-Anne-d’Auray afin d’y prier pour le retour du roi sur le trône. 

Le piédestal de granit clair comporte trois étages : les trois degrés sur lequel il est posé, les soubassements des 4 statues flanquantes et celui de la statue sommitale. Celui-ci est orné à l’est des armoiries du royaume de France.

Au sommet, la statue représente le comte de Chambord, ou plutôt du roi Henri V, agenouillé, tête nue, en tenue de sacre avec manteau fleurdelisé, colliers de Saint-Michel et du Saint-Esprit, épée Joyeuse au côté, les mains serrées comme pour une prière ardente. À sa droite, la couronne royale est posée sur un coussin.

Sur les côtés du piédestal, sous l’image du roi se trouvent quatre statues en pied symbolisant la fidélité à la monarchie (confondue avec l’État) et sa défense, ainsi que la bravoure, la vaillance, le sacrifice : Jeanne d’Arc sur le devant, sainte Geneviève à l’arrière, le chevalier Bayard à gauche et le connétable Du Guesclin à droite.

Grandes armoiries du royaume de France pendant la Restauration.

Sainte Anne d’Auray

Le sanctuaire des Bretons.

Sainte Anne est l’épouse de saint Joachim et la mère de la sainte Vierge Marie. Elle est une juive ayant vécu à Séphoris près de Nazareth en Galilée puis à Jérusalem en Judée.

En France, le premier sanctuaire dédié à sainte Anne fut l’ancienne cathédrale d’Apt en Vaucluse, au 11ème siècle. La France est devenue l’héritière des reliques de sainte Anne : elles reposent à Apt en Provence ; et parmi tous les lieux de pèlerinage dédiés à la Mère de Marie, il n’y en a point de plus célèbre que celui de Sainte-Anne d’Auray en Bretagne.

En Bretagne, le culte de sainte Anne, et notoirement dans le pays d’Auray, est lié historiquement à la première évangélisation de l’Armorique, aux 7e et 8e siècles. Selon certaines hypothèses, « Ana » était le nom d’une divinité celtique vénérée auparavant dans ces régions, ce qui aurait, semble-t-il favorisé l’extension du culte de la Mère de Marie.

Yvon Nicolazic (1591 – 1645) est un paysan breton qui a témoigné avoir bénéficié d’apparitions de sainte Anne et qui après avoir déterré une statue oubliée la représentant dans le champ dit du Bocenno est à l’origine du lieu de pèlerinage et de l’édification de la basilique de Sainte-Anne-d’Auray. Jusqu’à présent, ces apparitions de sainte Anne sont les seules connues au monde. Elle est fêtée le 26 juillet, jour anniversaire de la dédicace d’une basilique à Constantinople élevée en l’honneur de sainte Anne au 6ème siècle. À la suite de deux enquêtes successives, l’évêque de Vannes Sébastien de Rosmadec autorisa le culte et le 26 juillet 1625, il y eut foule pour la première messe de célébration. Très vite les pèlerins vinrent très nombreux au lieu saint où les conversions, les guérisons et les grâces se multipliaient.

Yvon Nicolazic (3 avril 1591 – 13 mai 1645)

La basilique que l’on connait aujourd’hui a été consacrée le 8 août 1877. Le pardon qui s’y déroule chaque année est le plus important de Bretagne et le troisième lieu de pèlerinage en France après Lourdes et Lisieux. En 1914, le pape Pie X déclara officiellement sainte Anne patronne de la Bretagne avec saint Yves depuis la fin du Moyen Âge. Le 26 juillet 1954 la Bretagne a été consacrée à la Vierge Marie.

Basilique Sainte Anne à Ste-Anne-d’Auray.

SAINTE ANNE, O BONNE MERE, VERS TOI MONTENT NOS CHANTS, ENTENDS NOTRE PRIERE ET BENIS TES ENFANTS.

  • Avec délicatesse, regarde les foyers, que toujours y progressent l’amour et l’unité.
  • Fais vivre nos familles dans la fidélité, sans fin, chez elles brillent la paix et l‘unité.
  • Nous te confions, O Mère, les jeunes, les enfants, qu’ils sachent qu’un Dieu-Père les aime infiniment.
  • Tu as donné la vie : éclaire les parents, secours ceux qui te prient de guider leurs enfants.
  • Conduis dans la lumière les jeunes dans la nuit, qu’ils marchent tous en frères aux pas de Jésus-Christ.
Prière pour obtenir une grâce spéciale par l’intercession de Ste Anne.

Pour en savoir plus : http://www.sainteanne-sanctuaire.com/

Un livre inspirant : Ici j’ai entendu vibrer l’âme bretonne 

Les prophéties de Marie-Julie Jahenny.

Carte de l’invasion réalisée par le Marquis de La Franquerie et le Général Weygand,
selon les indication de Marie-Julie et du père Pel.

Diverses prophéties de Marie-Julie.

En la terre d’Amiens, la Mère de Dieu est sur le point de se fixer un nouveau séjour, pour y venir avec l’Enfant Jésus dans ses bras maternels, et prévenir le peuple, mélangé comme partout.

« L’axe du commerce, la confiance », étant brisé par la corruption et les scandales financiers, l’économie va à la faillite.

L’insécurité dans les villes est encore accentuée par l’ouverture inconsidérée des frontières, la dissolution de l’identité religieuse et nationale, la pullulation de faux sauveurs, « impies coureurs », de sectes sataniques faisant du porte à porte pour inciter les bons chrétiens au reniement, « prédicateurs infernaux », faux prophètes, faux christs.

La déchristianisation planifiée et massive, le rejet de la doctrine morale Catholique, l’influence grandissante de l’Islam « La France deviendra mahomète, niant la divinité du Christ », du spiritisme et des cultes lucifériens seront autant de signes de cette « gangrène » spirituelle. Cette désintégration ne se sera pas faite spontanément, mais sera orchestrée par des sociétés secrètes et des groupes d’influence dans tous les milieux, sous le masque de l’amour de l’Homme. Ils seront acharnés à la dissolution de la civilisation chrétienne, par la corruption, « les mauvais livres », l’imposture ou la peur, élaborant des lois contraires à la Loi divine « les lois impies », séduisant ceux-là mêmes qui auraient dû la défendre, les aveuglant au point de les amener à persécuter ceux qu’ils devraient aimer.

Ils attendent l’heure où le mal sera à son comble, l’heure où les justes seront chassés de leur emploi ; l’heure où la foi ne sera apparemment que faiblesse dégénérée ; l’heure où le peuple ne sera gouverné que par des hommes qui par leur vie abominable, auront pratiquement renié le Sauveur. Ils ont déjà la corde en main, ceux qui vont conduire des milliers de Français à la mort la plus affreuse. 

La France deviendra le repaire d’un grand nombre d’étrangers qui écouteront si l’horloge de la sentence ne va pas bientôt sonner. Et elle va sonner le jour où elle entrera dans son déclin. D’abord en France, puis ailleurs. Il ne sera plus possible de renvoyer ces étrangers qui mélangeront la poussière de leurs royaumes à la terre de la France. Ils auront l’orgueilleuse ambition d’arracher les restes des trésors, l’honneur et la dignité de la France.

Une loi étendue sur la terre de ce royaume (la France) va remporter la victoire. Pas une seule contrée n’échappera à cette loi infâmeEn beaucoup de lieux où l’on enseigne la religion, il y aura des révoltes contre le passage de cette loi de l’Enfer.

(…) Le gouvernement cherchera et trouvera des surveillants. (…) Non seulement les enfants seront surveillés, mais aucune famille n’aura droit à la moindre réclamation en cas de nécessité ou d’impossibilité. (…) Ce sera la ruine pour beaucoup de famille. (…) Les tribunaux de justice seront changés en tribunaux d’injustice. (…) Dès que la France entière sera sous cette loi, il ne faudra qu’une semaine avant la guerre à l’Eglise et au peuple. Je comprend le tout en trois mois, avant que n’arrive le grand éclat ; ce que j’appellerai la guerre de sang. 

Cette loi infâme sortira avec un grand nombre d’autres. Personne ne pourra s’y soustraire, ou bien la mort au fond des prisons. Cette loi marchera sur tout ce qui est le plus sacré. Le 20 avril 1882.

Le feu du Ciel tombera sur Sodome et principalement sur cette salle de l’enfer, où se fabriquent les mauvaises lois ; elle sera engloutie et à sa place, sera comme une immense carrière de laquelle, jusqu’à la fin du monde, on ne pourra s’approcher sans un frémissement d’horreur.

Le prochain commencement de la mortelle crise révolutionnaire durera quatre semaines, ni un jour de plus, ni un jour de moins, mais l’étendue en sera immense. Le nombre de ceux appelés « meurtriers du peuple » sera d’une immensité inconcevable.

Lors de cette heure terrible, les étrangers, dont le désir est rempli d’une violence qui ne se possède pas, seront maîtres en France. Dès la nouvelle du fatal événement, leurs oreilles ne seront pas sourdes ! Pendant cette lutte première, en toute l’étendue de la France, il y aura liberté pour tout. Il n’y aura plus de captifs retenus pour crimes.

Tous les ouvriers, dont l’emploi fournissait chaque jour une occupation qui les empêchait de se livrer au mal. Les desseins de ceux qui dirigent la France ont résolu d’enlever à l’ouvrier tout travail, tout emploi. Mes enfants, il ne va plus y avoir de repos. Nuit et jour, les coureurs (les agitateurs) se livrent au mal : l’incendie, l’affreux assassinat. Ils vont user de la poudre violente qui réduit en lambeaux les murs les plus solides bâtis sur la terre. Le 23 novembre 1882.

La Flamme du Saint Esprit dit : Beaucoup de « coureurs » appellent les ouvriers à la révolte, à cause du manque de travail qui est leur pain de chaque jour (ceci entraîne une insécurité croissante). Les petites villes, comme les grandes, seront bientôt perdues par des groupes d’ouvriers qui n’ont ni asile ni refuge. Ils s’étendront partout, surtout que l’heure où ils pourront se rassasier ne tardera pas à sonner. 

Les cris de désespoir et d’alarme monteront jusqu’au Ciel. Les mois du Sacré-Cœur (juin) et de Mon Sang (juillet), ce sera le signal des châtiments, guerre civile. « Quand le gouvernement verra ces bouleversements, il fera comme l’oiseau, il s’envolera et passera dans un autre pays et la France se verra libre dans sa révolution. C’est à ce moment qu’il faudra fuir Paris. » Le 27 avril 1877.

« Les militaires seront éloignés de France, (dans l’Est et les terres arabes) et les forces de l’ordre seront réduites. » Ils vont faire expulser de France les soldats français. Une grande partie va retomber dans ces lieux où ils ont tant soufferts, où ils ont été réduits à la misère. C’est après les avoir tous évadés de France que la lutte jettera son éclair. La France n’aura point d’appui. Personne pour la défendre : toutes les troupes, qui ont la garde du royaume, seront exilées. La révolte sera au Centre (Paris) de la France. Tout sera consommé. »

Elle (la France) sera envahie par des peuples étrangers sans cœur et sans pitié. Ils déchireront ses enfants, abattront ses enceintes.

C’est pendant cette période troublée, que seront promulguées des lois infâmes, visant entre autres à établir une mainmise du pouvoir sur la religion, asservissant le clergé au pouvoir révolutionnaire, persécutant toute opposition, coupant tout lien hiérarchique avec Rome. Des révolutionnaires instaureront la mise en place d’un pouvoir totalitaire avec son régime de justice expéditive des opposants, de surveillance, de dénonciations, etc. ceci sur fond de disette du fait des récoltes insuffisantes et des calamités. (Tremblements de terre, épidémies sur les hommes et les animaux). Des pluies torrentielles entraînant de grands retards dans les cultures seront un des signes précurseurs de cette révolution. » « J’avertirai Mes amis par des signes de la nature. Je les préviendrai. » « La guerre civile et les épidémies feront beaucoup de victimes surtout dans les grandes villes. » « Les ennemis se battront entre eux ! »

Dans un second temps :

La France sera envahie jusqu’au diocèse qui commence la Bretagne. (…)

La deuxième crise mettra le comble à toute chose, et du peuple, n’échappera que celui qui trouvera un refuge obscur. (…) Les hommes de pouvoir, après avoir livré le royaume au sang, s’assembleront dans un lieu de paix et formeront des projets définitifs et décisifs. Ils chercheront un sauveur pour le placer sur le trône de France. (…) Retirés là dans le secret, ils disposeront leur roi, celui qui est contre les desseins de la Providence. Ils décideront réellement, et rien ne pourra les en détourner, de faire monter le coupable sur un trône qui ne lui appartiendra jamais. (…) Il n’y aura de sauvé que ce que Dieu a promis de protéger.

La terre aura reçu la mer immense du sang chrétien, mêlé à celui de beaucoup de ces étrangers qui seront entrés dans cette patrie pour s’unir à ceux qui dévastent tout et répandent la ruine la plus complète.

A cette époque, le peuple français n’ignorera plus son malheur. Il n’aura même plus son regret d’avoir livré son pays à l’emprise barbare… Dans leur plus grande partie, les français ne seront plus. (…) Il n’y a pas loin à attendre l’heure qui marquera le renversement et le fatal châtiment de la France ou plutôt l’heure de cette grande révolution universelle. Le commencement en sortira d’abord de la France : c’est elle qui la première marchera à l’abîme et, aussi, à la résurrection. »

Source : Prophéties de la Fraudais, par l’abbé Roberdel.

Marie-Julie Jahenny (1850-1941)

La stigmatisée de Blain.

Vie de Marie-Julie Jahenny.

Marie-Julie Jahenny naquit le 12 février 1850 à Blain (Bretagne). Sa mère la consacra de suite à la Sainte Vierge, elle fut baptisée le lendemain de sa naissance, un mercredi des Cendres.

Marie-Julie avait trois ou quatre ans lorsque la famille Jahenny vint se fixer à La Fraudais. Dès son plus jeune âge, elle eut un grand amour de la prière et de la Croix, elle s’imposait de redoutables mortifications à l’insu de ses parents.

L’enfant n’eut que 6 mois d’école. À 16 ans, elle fut placée au service d’une famille, mais sa faible constitution ne lui permit d’y rester que 6 mois, ce fut suffisant pour édifier ses maîtres.

Si rien de transcendant n’appelait sur elle l’attention avant sa stigmatisation, son confesseur et ceux qui la connaissaient n’en furent pourtant pas étonnés : « On voyait bien qu’elle n’était pas comme les autres… »

La vie mystique de Marie-Julie.

Le 6 janvier 1873, pendant la grand’messe, Marie-Julie se sentit extrêmement fatiguée. Le médecin hésite : cancer de l’estomac ou tumeur scrofuleuse… Le 15 février, il la déclare perdue, elle reçoit l’Extrême-Onction.

Le 22 février on attend son dernier soupir, elle perd connaissance, puis, revenant à elle : « Ne pleurez pas, dit-elle, je ne mourrai pas, j’ai vu la Sainte Vierge qui m’a annoncé ma guérison pour le 2 mai à trois heures du soir ». La Sainte Vierge était vêtue de blanc et s’appuyait sur une grande croix blanche, elle lui annonce des souffrances et lui promet de revenir.

Le 15 mars, la Sainte Vierge lui demande avec douceur si elle veut accepter les plaies de son Fils, et aussi de souffrir le reste de sa vie pour la conversion des pécheurs ? « Oui ma Bonne Mère, si mon Jésus le désire, je me soumets à sa Volonté. — Ma chère enfant, ce sera ta mission. » Marie promet de revenir le jour des Saintes Plaies avec son cher Fils.

La stigmatisation eut donc lieu le 21 mars 1873 en présence de nombreux témoins. Notre Seigneur lui apparut avec ses cinq plaies lumineuses d’où, successivement, partit un rayon qui vint frapper les mains, les pieds et le côté de Marie-Julie, y laissant les marques de la crucifixion ; le sang coula ; Marie-Julie annonça qu’il coulerait de nouveau le vendredi suivant. À une heure de l’après-midi elle commençait son premier chemin de Croix. Depuis ce jour jusqu’à sa mort, tous les vendredi elle vivra la Passion de Notre Seigneur. Elle reçoit la couronne d’épine le 7 octobre suivant et la plaie de l’épaule le 25 novembre.

Peu après, la Sainte Vierge lui annonça une grande faveur : « Elle sera l’épouse de Jésus » Cette alliance mystique fut fixée au 21 février 1874. En ce jour, un anneau se forma sur l’annulaire de Marie-Julie, devant les témoins officiellement choisis par l’évêque. Comme beaucoup de grands mystiques, Marie-Julie connut l’inédie ou jeûne total miraculeux, sans aucun aliment, ni solide, ni liquide, la Sainte Communion suffisant à la soutenir. Une première fois ce miracle dura 94 jours, elle l’avait annoncé d’avance comme elle le fit pour la seconde période qui durera 5 ans, 1 mois et 22 jours à partir du 28 décembre 1875.

Dans la maison de Marie-Julie, avènement du règne du Sacré-Coeur.

Après sa stigmatisation, la vie de Marie-Julie ne sera qu’une succession de faits surnaturels : communions miraculeuses et guérisons inexplicables… visions célestes et prophéties sur l’avenir de l’Église et de la France… cantiques spirituels, où se cachent, sous de poétiques images, les réalités d’une haute mystique…

Dans la cellule de la stigmatisée, d’innombrables visiteurs reçurent aussi grâces et réconfort : guérison des corps et conversion des âmes… vocations annoncées ou confirmées… immolations acceptées…

Dès juin 1880, et pendant quatre longues années, Marie-Julie fut privée de l’ouïe, de la parole, de la vue et de l’usage de ses membres. Cependant, sourde elle entendait et comprenait la parole du prêtre lorsqu’il lui parlait en latin, elle qui n’avait aucune instruction ; privée de l’usage de la parole, dans ses extases sa langue se déliait ; aveugle, elle voyait les apparitions du Ciel, ce que manifestait alors la beauté et la vivacité de son regard ; frappée de paralysie, chaque vendredi pendant une heure elle pouvait faire son chemin de Croix.

Marie-Julie, dont la mission était d’arracher les âmes à l’empire du démon, ne pouvait manquer d’attirer sur elle la rage de l’enfer. Comme le saint Curé d’Ars, elle eut à subir de nombreuses et furieuses attaques.

Deux évêques de Nantes furent favorables à Marie-Julie : Mgr Fournier qui vint la voir à La Fraudais et se rendit à Rome pour défendre sa cause, et Mgr Le Fer de la Motte qui lui aussi la visita. Le Cardinal Pacelli, futur Pie XII, se rendit discrètement à La Fraudais en juillet 1937, lors de sa venue à Paris et à Lisieux. Cependant, Marie-Julie fut persécutée et méprisée par certains membres du clergé local. Marie-Julie s’est éteinte paisiblement le 4 mars 1941, elle avait alors 91 ans.

Œuvre et Mission de Marie-Julie.

Le Seigneur n’a pas sauvé le monde par ses miracles mais par ses souffrances. C’est le rôle qu’assumera toute sa vie la stigmatisée de Blain pour la conversion des pécheurs et le salut de la France.

De la mission de Marie-Julie, le Sacré-Coeur dévoilait : « La bienheureuse Marguerite-Marie a été choisie pour publier la gloire de mon Sacré Coeur et toi, tu es choisie pour publier la gloire de ma Croix. » Et encore : « Marguerite-Marie a eu pour mission de révéler au monde les tendresses ineffables de mon Coeur, tu as celle de les donner. » Marie-Julie eut des dialogues avec plus de deux cents saints.

Tombe de Marie-Julie

Quelques prédictions réalisées ou d’actualité.

Le 26 octobre 1877, elle voit le retour de l’Alsace et de la Lorraine à la France.

Elle prophétise les deux guerres mondiales de 1914 et 1939, cette dernière dès le 16 novembre 1920.

En 1879 elle annonce, entre autre, la guerre d’Algérie : « La terre des Arabes triomphera des pauvres armées françaises. »

Le 17 décembre 1881, la Sainte Vierge lui déclare : « Le temps des crimes est ouvert, beaucoup de mère seront sans coeur pour leurs propres fruits encore innocents » (avortements).

Elle a prédit également des épidémies de maladies inconnues dont les ravages seraient affreux (sida… ).

Le temps des ennemis de la foi est annoncé par la Sainte Vierge : « …Il fallait que ce temps vint pour eux, qu’il y eut un règne infernal sur la Terre avant le règne divin. »

… et pour l’avenir.

Le 27 octobre 1875, Notre Seigneur promettait : « De mon Divin Coeur va sortir le triomphe de la France et le salut de la Sainte Église. »

Repris du site sur Marie-Julie Jahenny.

Les prophéties de l’abbé Souffrant.

Abbé Souffrant

Curé, humble mais zélé, de Maumusson (1755-1828) près de Nantes. Il débuta sa prêtrise en 1780 et bravera la tourmente révolutionnaire. Il gouverna pendant près de cinquante ans, et jusqu’à sa mort, sa paroisse. Avant de décéder, il transmit oralement à des proches quelques prophéties, relatant la venue d’un roi Sauveur pour la France. Il prophétisa le retour de la Royauté en France, dont il défendait l’ordre politique, par un descendant des Rois de France.

Cet homme avait eu assez d’hardiesse pour écrire à Napoléon Ier, puis à Louis XVIII, pour leur reprocher leur usurpation. Il était persuadé que le Dauphin Louis XVII s’était évadé du Temple.

Avertissement : Ces prophéties n’ont malheureusement pas été mises par écrit de son vivant, en sorte qu’il existe plusieurs copies présentant de nombreuses variantes. On sait que l’abbé Souffrant avait prédit, plusieurs années à l’avance, l’apparition de la Croix de Migné ; il donnait la réalisation de cette prophétie en preuve de la vérité de ses autres prédictions. Celles-ci n’ont jamais été imprimées dans toute leur étendue. En gras, les écrits dont l’authenticité semble acquise par recoupement.


« La venue de ce grand Monarque sera très proche, lorsque le nombre des légitimistes restés vraiment fidèles sera tellement petit qu’à vrai dire on les comptera… La terre connaitra des températures excessives… Alors entre le cri « tout est perdu » et « tout est sauvé », il n’y aura pour ainsi dire pas d’intervalle. Dans ces évènements, les bons n’auront rien à faire, car ce seront les républicains, qui se dévoreront entre eux… Les bouleversements seront épouvantables. La religion sera persécutée et ses ministres seront obligés de se cacher dans bien des endroits, au moins momentanément. Les églises seront fermées encore un peu de temps… Avant le Grand-Monarque, des malheurs terribles doivent arriver. Le sang coulera dans les villes par torrents dans le Nord et au Midi… Le sang coulera tellement au nord et au midi, que je le vois couler comme la pluie dans un jour de grand orage, et je vois les chevaux ayant du sang jusqu’aux sangles. Après qu’une nouvelle république sera alors proclamée, mais qui durera peu, vous verrez trois partis en France, deux mauvais et un bon. Les deux premiers se feront beaucoup de mal dans Paris, et dans le Nord et le midi de la France. … Paris sera traité avec une rigueur sans pareille, comme le centre des crimes et de la corruption. Paris sera détruit au milieu de toutes ces calamités, tellement détruit que la charrue y passera… Le bouleversement sera grand en Europe et partout on établira des républiques… L’Ouest, qui a été si rudement traité sous la première révolution, sera épargné dans les évènements. C’est à cause de cela que l’Ouest a trouvé grâce devant Dieu, en vue de sa foi : aussi sera-t-il épargné dans ces événements. Les malheurs qui pourront arriver dans l’Ouest seront très peu de chose en comparaison des autres contrées… Ces malheurs seront la suite de nos crimes. Mais si, comme Dieu le désire, nous entrons dans ses voies et celles de l’Eglise, nos maux seront allégés… Des puissances étrangères s’armeront et marcheront contre la France… Ils voudront massacrer tout sur leur passage mais ils n’en auront pas le temps… Si vous tirez une ligne du Havre à Bordeaux, on peut dire qu’ils viendront jusque-là… L’empereur de Russie viendra par l’Italie à la tête d’une grande armée, jusqu’au Rhin…

« Lors du sixième âge, Dieu consolera les prêtres catholiques et les autres fidèles en envoyant le grand Monarque et le saint Pontife… En ce temps-là, un moine qui aura la paix dans son nom et dans son cœur, sera en prière ; il aura la même mission que Jeanne d’Arc. Ce moine sera le Saint Pape, il ne sera pas cardinal quand Dieu miraculeusement le fera monter sur le siège de Pierre. Chassé de toutes parts, il viendra se réfugier dans son séminaire dans l’ouest de la France, avec le Grand Roy que Dieu nous réserve, descendant du Roi martyr. Ils auront beaucoup de difficultés auprès de certains prélats… Un noble de la Loire-Inférieure – un général breton – sera appelé à prendre part aux évènements et il jouera un rôle important pour le rétablissement du saint Pontife et du grand Monarque. Il le ramènera… Le grand Monarque qui sera des Lys, arrivera par le Midi de la France ; il sera amené par le Pontife Saint et par l’empereur de Russie, un prince du Nord qui se convertira. C’est surtout par les soins du Souverain Pontife que cet empereur sera déterminé à le reconnaître… Les généraux français qui marcheront pour le combattre ne tireront pas un seul coup de fusil : ils déposeront les armes dès que le grand Monarque leur sera présenté, tant son arrivée sera surprenante et accompagnée des preuves éclatantes de son droit et de sa vertu… Le Grand Monarque est de la branche aînée des Bourbons, et il est issu de la branche d’un rameau coupéLe Grand-Monarque fera des choses si étonnantes et si merveilleuses, que les plus incrédules seront forcés de reconnaître le doigt de Dieu. Sous son règne toute justice sera rendue… Les bons républicains, plus frappés que les autres, se montreront beaucoup plus empressés de se soumettre à lui que les royalistes… Le succès qui sera le triomphe de l’Eglise et des amis de la légitimité prendra sa principale source dans la dévotion au Sacré-Cœur. Cette dévotion, sans arrêter les évènements, peut diminuer de beaucoup l’étendue et l’intensité des maux annoncés. Ce sera le commencement d’une ère nouvelle de paix et de triomphe pour l’Eglise, ère de conversions innombrables. La France, pacifiée la première, rendra le calme et la prospérité aux autres nations…

« La République aura mis les finances de la France dans un tel état qu’il faudra trois ans à notre Grand Roi pour y voir clair… Avec l’Empereur de Russie, il mettra fin à la confusion, à l’usurpation et à l’injustice dans toute l’Europe…Tous deux rétabliront le règne de la religion et l’autorité de l’Eglise… L’Empereur de Russie se convertira à la foi catholique… Dieu se servira du Grand-Monarque pour exterminer toutes les sectes hérétiques, toutes les superstitions des gentils et répandre, de concert avec le Pontife saint, la Religion catholique dans tout l’univers, excepté dans la Palestine, pays de malédiction… Ceux qui possèderont des biens volés seront les premiers à les rendre. Les biens nationaux seront ôtés à leurs acquéreurs… Ensuite, il ne fera que prendre la couronne pour la placer sur la tête de son héritier direct… Après la crise, il y aura un Concile général, malgré quelques oppositions faites par le clergé lui-même. Concile auquel se soumettra tout l’Univers, jusqu’à la dernière persécution, celle de la Bête, ou de l’Antéchrist. Ensuite il n’y aura qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur, parce que tous les infidèles et les hérétiques, mais pas les juifs dont la masse ne se convertira qu’après la mort de la Bête, entreront dans l’Eglise latine dont le triomphe se continuera jusqu’à la destruction (persécution) de l’Antéchrist. »

La Vierge Marie dans l’histoire de France.

Regnum Galliae, Regnum Mariae / le Royaume de France est le Royaume de Marie.

La Vierge Marie tient une place prépondérante dans la foi des Français. Pour preuve la quantité d’églises, cathédrales, basiliques, sanctuaires, chapelles qui lui sont dédiées. Marie aime la France et y vient très régulièrement. Le nombre de lieux de ses apparitions est significatif. Elle aime répondre aux prières, supplications et processions de ceux qui l’invoquent avec amour.

Discours du Saint Pape Jean XXIII le 19 février 1959 à St-Louis-des-Français, à Rome.

« Ces apparitions si remarquables de Marie, au milieu du XIXe siècle, demeurent un titre particulier d’honneur pour la France, patrie bénie de saints et de héros, où l’histoire du christianisme a inscrit des pages glorieuses et inoubliables. Dans l’ordre de la Providence, chaque nation a une mission, et il suffit parfois d’une devise pour la qualifier. Or quand on dit : « Regnum Galliae, regnum Mariae », on énonce de façon parfaite le témoignage d’honneur et d’amour des fils et des nombreux descendants de Clovis. »

Apparitions mariales en France reconnues :

  • Notre Dame du Laus (hautes Alpes) de mai  jusqu’en 1718, à Benoite Rencurel. La Vierge apparait à la bergère plus de 600x
  • La Salette Falavaux (Isère) le 19 septembre 1846 à Mélanie Calvat et Maximin Giraud. La Vierge annonce de graves événements jusqu’à la fin des temps, c’est le secret de la Salette.
  • A Lourdes (Hautes Pyrénées), du au 16 juillet 1858 à Bernadette Soubirous. La Vierge apparait à 18 reprises et lui demande prières et pénitence. La source qu’elle fit jaillir purifiera les pélerins.
  • A Pontmain (Mayenne), le 17 janvier 1871 à Eugène Barbedette, son frère Joseph et Françoise Richer. La Vierge se montre à plusieurs enfants, dans le ciel il est écrit « mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon fils se laisse toucher. »
  • Autres apparitions officielles à l’étranger : Fatima (Portugal) du 13 mai au 13 octobre 1917 ; Akita (Japon) 3 messages ( au ) et 101 lacrimations ( au )

Autres apparitions n’ayant pas un caractère officiel mais dont le culte et l’organisation de pèlerinages ont été autorisés.

  • Notre-Dame de l’Osier (Isère)  le 19 septembre 1657 à Pierre Port-Combet, succède au « miracle de l’Osier » le 25 mars 1649, reconnu après enquête canonique.
  • A Querrien (Cotes d’Armor) à Jeanne Courtel en 1652. Le culte est autorisé par Mgr Denis de La Barde (la même année), et une chapelle est construite.
  • Dans la chapelle de la rue du Bac (Paris), les 19 juillet et à sainte Catherine Labouré. C’est la médaille miraculeuse.
  • Tout au long de 1876, Notre-Dame de Pellevoisin (Indre) apparaît quinze fois à Estelle Faguette, lui accorde la guérison et lui confie le Scapulaire du Sacré-Cœur. « Depuis longtemps, les trésors de mon fils sont ouverts ; que les Français prient… »
  • A L’Île-Bouchard (Indre-et-Loire), en la Vierge apparaît à 9 reprises à Jacqueline Aubry, Jeanne Aubry et Nicole Robin. Mgr André Vingt-Trois en 2001 autorise officiellement le culte à « Notre-Dame de la Prière ». « Priez pour la France qui en a grand besoin… pour la France qui, ces jours-ci est en grand danger. » (Risque de prise de contrôle du communisme en France.)
  • Autres apparitions non-officielles à l’étranger : ND de Guadalupe à Mexico en en 1531

Apparitions non reconnues :

  • Lors de la bataille de la Marne (1914), une apparition mariale aurait repoussé l’invasion allemande en clouant sur place les soldats, selon le témoignage de soldats allemands faits prisonniers. L’évêque n’en ayant pas fait mention.
  • Autres apparitions non-reconnues à l’étranger : A San Sebastián de Garabandal en Espagne de 1961 à 1965, des apparitions mariales sont rapportées avoir eu lieu auprès de 4 jeunes filles ; La Vierge Marie serait apparue à partir du à des jeunes gens de Međugorje, petit village de Bosnie-Herzégovine.

Louis XIII a consacré le royaume de France à Marie le 10 février 1638. Il instaura également le 15 août (N.D. de l’Assomption) comme fête nationale.

“Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de Nous avoir donné l’esprit qu’Il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin spécial de Notre Personne et de Notre Etat que Nous ne pouvons considérer le bonheur de Notre Règne sans y voir autant d’effets merveilleux de Sa bonté que d’accidents qui Nous pouvaient perdre. Lorsque Nous sommes entré au Gouvernement de cette couronne, la faiblesse de Notre âge donna sujet à quelque mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de Notre cause, que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. (…) Tant de grâces si évidentes font que, pour n’en différer la reconnaissance, sans la paix qui Nous viendra sans doute de la même main dont Nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur, Nous avons cru être obligé, Nous prosternant aux pieds de Sa Majesté divine que Nous adorons en trois Personnes, et à ceux de la Vierge, Nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce Fils par Sa Mère élevée jusqu’à Lui, en la protection de laquelle Nous mettons particulièrement : Notre personne, Notre Etat, Notre Couronne et tous nos sujets – pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité par Son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et son exemple. Nos mains n’étant pas assez pures pour présenter Nos offrandes à la pureté même, Nous croyons que celles qui ont été dignes de la porter, les rendront hosties agréables ; et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ses bienfaits, Elle le soit de Nos actions de grâces. A ces causes, Nous avons déclaré et déclarons que, prenant la Très Sainte et Très Glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de Notre Royaume, nous lui consacrons Notre personne, Notre Etat, Notre Couronne et Nos sujets : la suppliant de Nous vouloir inspirer une si sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte pas des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (…)