Autonomie
Bivouac en autonomie

Autonomie

Voilà un sujet qui fait pousser la barbe et donne envie de se dégourdir les jambes et d’explorer des contrées lointaines ! Quoi de mieux après une rando qu’une bonne flambée dans la nature (je parle d’un feu de bois au bivouac, aucune tendance à la pyromanie de ma part) et une bonne bière fraiche ?

Aujourd’hui les mots outdoor, bushcraft, survivalisme et permaculture (entre autre) fleurissent sur la toile pour aborder avec un angle d’attaque particulier le sujet de l’autonomie. C’est le concept off the grid[1] qui parait synthétiser cette tendance. C’est à la fois un retour aux sources, faisant la part belle à plus de simplicité et une échappatoire à la vie urbaine, son stress, son urgence, sa sur-sollicitation, son hyperconnection… C’est aussi redécouvrir l’essentiel, l’autosuffisance, faire les choses par soi-même, avoir une consommation responsable, être moins dépendant du système (the grid), déconnecter.

L’autonomie c’est quoi ?

Etymologie : Du grec autos : soi-même et nomos : loi, règle. En philosophie : l’autonomie est la faculté d’agir par soi-même en se donnant ses propres règles de conduite, sa propre loi. L’autonomie est synonyme de liberté, elle se caractérise par la capacité à choisir de son propre chef sans se laisser dominer par certaines tendances naturelles ou collectives, ni se laisser dominer de façon servile par une autorité extérieure. (Wikipédia)

Le français Vol West, installé dans le Montana aux Etat-Unis, présente depuis 2010 les tenants du survivalisme (http://lesurvivaliste.blogspot.fr ; https://www.wikiberal.org/wiki/Vol_West) et fait reposer son autonomie sur quatre systèmes « clef de voûte » : économique, hydrique, alimentaire et énergétique. « Plus on va dans le survivalisme, plus on travaille son indépendance, et moins on a peur » assure-t-il. Le survivalisme est tendance, les contextes économique et sécuritaire, fragiles, en sont probablement des raisons. A ce titre, le 1er salon sur ce thème se tiendra à Paris, porte de la Vilette du 23 au 25 mars 2018 : https://www.salondusurvivalisme.com/

Pour ma part, je dirais : faire les choses par soi-même sans dépendre (outre mesure) d’une aide extérieure et/ou sans attendre d’être pris en charge. L’autonomie implique d’avoir des compétences pour répondre à ses besoins de base, illustrés par la pyramide de Maslow. Par exemple :

  • Savoir allumer un feu avec le minimum d’élément
  • Savoir dormir dans la nature
  • Savoir ce que l’on peut manger sans passer par un magasin ou un restaurant
  • Savoir s’orienter sans GPS et trouver son chemin hors des sentiers battus
  • Savoir (sur)vivre sans smartphone
  • Savoir quoi prendre pour faire face à différentes situations
  • Savoir se soigner

L’autonomie c’est avant tout un état d’esprit. Cela n’implique pas de tout faire tout seul mais plutôt de maitriser suffisamment de compétences pour ne pas être dépendant de services extérieurs. Certains s’engagent sur la voie de l’autonomie par appétence ou conviction, ce phénomène est bien souvent porté par des néo-ruraux. D’autres le font par crainte ou par refus d’un système toujours plus aliénant. L’autonomie s’adosse alors à la résilience et à la préparation à une défaillance majeure : le game over et la faillite du système capitaliste.

Mon but est de vous faire découvrir les bases de l’autonomie, de vous donner envie de faire les choses par vous-même et d’aller vous ressourcer dans la nature.

[1] Littéralement : hors de la grille. Concept qui prône une certaine déconnexion de notre monde numérique et urbain.

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